On avait envie de cahnger le monde

Posted on April 13, 2007 by Sandra Pralong

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· http://www.unil.ch/webdav/site/pralong/shared/Nouvelliste.pdf

Dat?: 13 aprilie 2007
Autor: Olivier Hugon
Publicat în: Le Nouvelliste
Titlul articolului: « On avait envie de cahnger le monde »

«On avait envie de changer le monde»

AIDE AU DÉVELOPPEMENT!Il y a 25 ans, Christophe Pralong,

jeune diplomate valaisan en poste au Niger, décède dans un accident

de la route.Aujourd’hui, son épouse Sandra lance une bourse

destinée à susciter des vocations humanitaires chez les étudiants.

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Christophe Pralong était parti en mars 1981 au Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde. C’est en

tentant de porter secours à une accidentée de la route qu’il a été vicitime d’une embardée mortelle. LDD

Christophe Pralong. Ce nom ne vous dit peut-être pas grandchose. Ce jeune Sédunois a pourtant marqué durablement tous ceux qui l’ont connu. Charismatique, bourré d’humour, diplômé en économie politique à l’Université de Lausanne, président du comité des étudiants HEC, musicien, un avenir prometteur se dessinait devant lui. Le destin en a décidé autrement. A 25 ans, il se blesse grièvement dans un accident de la route au Niger, où il travaille sur un projet de développement pour le compte des Nations Unies. Rapatrié à Genève, il y décédera un mois plus tard.

Projet différé

Nous sommes en 1982. Christophe Pralong venait d’épouser Sandra, une jeune Roumaine rencontrée sur les bancs de l’uni. Vingt-cinq ans plus tard, elle lance, en collaboration avec les Université de Lausanne et de Neuchâtel, «Le Prix Christophe Pralong», destiné à soutenir un étudiant dans un projet de développement dans le tiers monde. «J’ai toujours eu l’envie de créer ce prix», explique Sandra Pralong, «je voulais perpétuer son travail, son engagement pour les pays les plus pauvres du monde. A l’époque, peu de jeunes faisaient des études d’économies pour soutenir le développement.» Et le temps a passé. Sandra n’a jamais pu réellement se consacrer à cette bourse. Directrice de la promotion à Newsweek, collaboratrice du milliardaire américain Georges Soros, conseillère du président roumain Emil Constantinescu dès 1998, elle a eu un parcours à la fois atypique et surchargé. C’est finalement en 2004, alors qu’elle travaille pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Bratislava, que l’idée refait surface. «Au Niger, c’est pour ce même PNUD que Christophe travaillait.» Sandra Pralong contacte l’Institut des hautes études commerciales de Lausanne (HEC) qui l’aide à créer la bourse et se charge d’impliquer le comité des étudiants. En mars 2006, à l’occasion du traditionnel bal HEC, le premier «Prix Christophe Pralong» est lancé.

«Le Valais, ce sont mes racines»

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Sandra Pralong est arrivée en Suisse en 1974 en tant que réfugiée politique. «J’ai alors perdu mes racines. C’est Christophe qui m’en a donné de nouvelles. En me mariant, j’ai trouvé un époux, une deuxième famille qui m’a adoptée, et un pays que j’aime encore et où je reviens régulièrement.» Sandra a aujourd’hui retrouvé sa Roumanie natale. Elle y a ouvert Synergy, une agence de communication. Son objectif est de créer une fondation pour l’éthique dans les affaires. «En Roumanie, on a oublié qu’il y a des règles, jusque dans la circulation. Rouler à Bucarest, c’est un enfer. En économie, ce n’est guère mieux. J’essaye de créer là-bas aussi, un prix d’encouragement pour l’éthique.»

3000 dollars de bourse

Pour la première édition, cinq candidats se sont manifestés. C’est un étudiant français, Philippe Jaccard, qui a remporté la bourse de 3000 dollars. Son projet? Construire un moulin à grain dans un orphelinat du Burkina Faso. «C’est dans l’esprit de ce que Christophe voulait développer. Il y a le côté entrepreneur et le côté social. C’est aussi, pour moi, un coup de coeur pour l’Afrique franco-phone. Ces jeunes me rappellent mes 25 ans, le Niger,Christophe. On avait ce même idéalisme, cette envie de changer le monde.» Sandra Pralong, finance elle-même ce prix. Elle cherche actuellement des fonds supplémentaires. «C’est certain que 3000 dollars, ce n’est pas grand-chose. J’ai compté le billet d’avion et un mois de vie sur place.Mais j’espère que cela va susciter un intérêt chez les étudiants.» Sur le principemême de cette bourse, Sandra, qui a étudié aux Etats-Unis où le système est très répandu, s’est dite surprise de se retrouver assez seule, en tant que soutien privé aux étudiants. «Ici, ils passent leurs étés à gagner de l’argent pour financer leurs études. Ils n’ont pas vraiment l’occasion de se consacrer à l’aide au développement. J’espère ouvrir une brèche avec ce prix.»

www.unil.ch/pralong

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